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A la Découverte de la Permaculture

Cultiver son potager en harmonie avec la Terre...

 

I – Permaculture: la culture sur buttes.

En ces temps de retour aux choses essentielles, il me semble utile d’apprendre à cultiver un potager naturel sur les bases conjointes de la Permaculture et de la Biodynamie. Voici donc, avec la collaboration précieuse de l’ingénieur d’agriculture Georges Donskoff, un mode d’emploi destiné à produire 30% de plus qu’un potager classique, dans le respect de la Nature et le lien entre la matière et le subtil, tout en se passant … d’arroser.

Ces indications peuvent s’appliquer dans un petit jardinet avec la réalisation d’un simple tumulus de culture, un beau potager qui accueillera des rangs sur buttes, une ferme ou un champ qui permettront des cultures plus étendues. Par la suite, d’autres articles viendront, plus orientés sur l’alchimie des préparations biodynamiques d’un certain Rudolph Steiner.

Mais tout d’abord un petit rappel qui permet d’éclaircir le contexte. L’agriculture chimique est apparue au XIX° siècle avec les travaux de l’Allemand Justus Von Liebig et du Français Jean-Baptiste Boussingault, qui ont servi de fondation au XX° siècle à l’industrie chimique développée à grande échelle par les Américains lorsque l’argent est devenu l’intérêt principal. C’est ainsi que ce qu’on a appelé la Révolution Verte, qui n’est autre qu’une vaste entreprise de prédation alimentaire et politique, a essaimé à travers le monde après la seconde guerre mondiale, parallèlement à l’essor des grands groupes agroalimentaires  détenus à présent par les mêmes individus que les grands groupes pétroliers, bancaires, médiatiques, pharmaceutiques et de l’armement.

Leurs techniques agressives reposent sur les engrais azotés tirés du pétrole, dont l’utilisation intensive avec celle des pesticides, est directement responsable de l’appauvrissement et de la destruction des sols. On devine aisément les intérêts convergents qui ont présidé à cette mainmise sur le patrimoine des espèces vivantes.

Depuis l’époque avant-guerre de la polyculture liée à l’élevage, les sols ont été ainsi pillés de… 80% de leurs matières organiques ! Selon G.Donskoff, il ne demeure aujourd’hui que 1% de matière organique dont les sols étaient encore nourris avant la seconde guerre mondiale, moins encore dans les vignes et parfois même plus rien du tout lorsqu’on observe des terres de couleur blanchâtre, quasiment réduites à leur seul état minéral, où seule la prêle parvient encore à survivre.

Même très tardive, il fallait une réaction à ce désastre écologique et sanitaire, qui puisse donner l’élan d’une revitalisation des terres épuisées. Elle est venue d’un certain Rudolph Steiner, connu comme le père de l’anthroposophie au début du XX° siècle, qui à la fin de sa vie a délivré un enseignement en huit conférences qui a posé les «fondements spirituels pour un renouveau de l’agriculture». Ce sont là les fondations de l’Agriculture Biologique.

Pour Steiner, il s’agissait se recombiner l’animal et le végétal pour revivifier les sols par des procédés alchimiques concrétisés dans des préparations fermentaires et des méthodes pérennes, à l’opposé de celles des industries agissant tels les essaims de criquets pèlerins qui dévastent les champs.

Combinées à des méthodes millénaires, comme la culture en buttes, l’alchimie des recettes biodynamiques de Steiner trouve harmonieusement sa place dans ce que l’on nomme aujourd’hui la Permaculture.

Dans cette approche de la terre, l’arbre est au centre de tout, apportant la stabilité à l’écosystème recherché. C’est pourquoi les permacultures accueillent au moins 30% d’arbres, de haies et de futées qui « organisent » les échanges organiques et énergétiques des oiseaux, des vers, des rongeurs, de l’humus, des réseaux racinaires, colloïdaux, mycorhiziens et unicellulaires, ainsi que du réseau électromagnétique dont le vecteur est l’eau, indispensable à l’échange et au transport des informations subtiles de l’écosystème. On retrouve ainsi dans le sol un réseau communiquant et échangeant qui est de même nature que celui observé au sein de nos corps ou dans le macrocosme dont nous ne voyons qu’une petite part étoilée lorsque nous levons les yeux au ciel. La Nature est Une et nous sommes Un en son sein.

Organiser un potager en harmonie avec la Nature et économe en arrosage.

Dans le réseau communiquant du sol et du sous-sol, on comprend que la qualité des informations échangées, parmi lesquelles des substances subtiles, est primordiale.

Autrement dit, même si le sol de votre terrain est de bonne qualité, si vous désirez faire un potager à proximité d’un sol pollué par des déchets toxiques par exemple, votre terrain sera affecté par cette proximité. C’est un cas où justement les procédés biodynamiques de type alchimiques autrefois établis par Steiner et aujourd’hui développés et commercialisés un peu partout dans le monde, ont leur utilité dans la dépollution.

Sans m’étendre sur le sujet et si vous désirez trouver des recettes adéquates, vous êtes invités à vous rapprocher d’hommes comme Georges Donskoff et Pierre Masson en France, Glen Atkinson en Nouvelle-Zélande, Enzo Nastati en Italie, ou encore Alex Podolinsky en Australie, parmi d’autres. Tous nourris des lectures de Rudolf Steiner et de Lilli Kolisko, fondatrice de l’Agriculture Homéopathique.

Si votre sol est correct, sans proximité polluante, comment alors organiser un potager harmonieux, respectueux de la Nature, et qui vous fournira à peu près 1/3 d’excédents de production par rapport à un potager classique ? Cela vous demandera un peu de travail au début, mais très peu d’intervention durant plusieurs années par la suite.

Voici la recette de culture en buttes, apparentée aux « couches sourdes » des maraichers d’antan, proposée par G.Donskoff:

  • Si votre terrain à cultiver est plat, creusez des tranchées de 50cm de profondeur sur 1m à 1,80m de large de la longueur que vous voulez et déposez la terre le long de votre tranchée. Si le terrain est en pente, soit vous creusez droit mais perpendiculairement à la pente, jamais dans son sens, soit vous creusez en croissant, toujours en barrant la pente, plus fin sur les bords, plus large au centre car il s’y accumulera davantage d’eau. Malgré les aprioris, étant donné l’effort physique exigé, n’hésitez pas à creuser à la mini-pelleteuse si vous pouvez le faire.
  • Facultatif : une fois les tranchées prêtes, vous pouvez y déposez éventuellement une couche peu épaisse de tourbe. Celle-ci isole des radiations.
  • Vous recouvrez le tout jusqu’au niveau du sol avec du bois en décomposition partielle ramassé dans les forêts ou déposé en embâcles par les crues dans les rivières. Il s’agit d’un bois trouvé au ras du sol, dans les herbes et partiellement spongieux car gorgé d’eau. Peu importe la nature du bois, même les résineux conviennent. Vous pouvez mettre des souches entières, le tout étant de remplir au mieux les tranchées en répartissant bien le volume. Ceci constitue le réservoir d’eau de votre système.
  • Vous recouvrez d’une couche d’un terreau grossier (peu fermenté), puis de rameaux plus ou moins broyés (on appelle ça BRF) ou partiellement décomposés qui apporteront de l’azote par leur feuillage et du carbone par la lignine. On peut aussi ajouter des roseaux de toutes espèces, des copeaux de bois, du marc de raisin, du compost ménager, des aiguilles de pin ou des feuilles de platane en couche aérée pour ne pas faire barrage à l’eau, la feuille de platane ayant cette qualité de se décomposer lentement. Le sandwich de matières organiques (foins, pailles, ramilles) est à terminer par une couche d’herbe tendre (arrachée ou issue d’une tonte par exemple), puis enfin d’une couche de terreau plus fin.
  • A ce stade, si on le souhaite, arrive l’introduction des six «
ferments»biodynamiques. Par exemple l’ortie, qui apporte de la silice et du fer et symbolise alchimiquement le procédé de photosynthèse qui préside à la vie des plantes (synthétisation du rayonnement solaire par la chlorophylle).
  • Enfin, on remet la terre décaissée sur le tout, ce qui va constituer une butte d’environ 1m de haut qui se tassera par la suite. On y saupoudre de la chaux (calcaire broyé) ou de la dolomite (carbonate de calcium et de magnésium), 4 à 5kg pour 1m3, sachant que 1m3 représente une tranchée de 2 m de long sur 1 m de large et 50 cm de profondeur.

  • Le tumulus terminé sera alors recouvert d’un manteau dynamique d’extrait  de fleur de Valériane (2ml dans 3 ou 4 litres d’eau). Le suc est récupéré par pression et le mélange avec l’eau se fait en tournant une baguette dans une cuvette profonde pour créer un vortex d’aspiration dans un sens, puis, une fois le vortex formé, dans l’autre sens, le tout durant environ vint minutes. Ensuite vous aspergez grossièrement la butte de cette eau «informée», avec une balayette par exemple.

La Valériane apporte la sensibilité du phosphore et se substitue au système de fine perception qu’est la peau. En d’autres termes, cette pulvérisation homéopathique va créer la peau du tumulus, qui sera donc l’interface sensible entre la vie organique de la butte et les apports venus d’au-dessus du sol. Avec la Valériane, nous quittons là le domaine de la matière pour entrer dans celui des forces. Nous parlons d’homéopathie.

Ainsi réalisé, votre potager conservera sa pérennité durant 7 à 8 ans sans entretien particulier, et même davantage si vous veillez à pailler les buttes en permanence, par exemple avec du foin, et les enrichir de temps à autre de BRF ou d’un peu de fumier. A noter que les terres argileuses ne sont pas un obstacle à cette culture, l’argile servant de pont entre le calcaire et les éléments organiques du sol.

La plantation.

On peut planter les graines directement au sol, mais les semis en godets ou en pots sont conseillés. Sachez qu’une fois les semis bien établis sur leur butte, vous pouvez tout simplement ne plus arroser du tout, la culture en buttes telle que décrite pouvant stocker après une bonne pluie 250 litres d’eau au m² au minimum!

Vous pouvez également planter serré et donc condenser les cultures, la richesse de la culture en buttes offrant un tel espace vital à la plante qu’il n’est plus nécessaire de séparer les plants autant que d’habitude.

Il est par ailleurs indispensable de laisser vivre une certaine luxuriance naturelle, donc de ne presque plus désherber, sauf cas d’étouffement, ou seulement couper les «mauvaises» herbes sans les arracher et les disperser sur les buttes. Evidemment, tout désherbant est proscrit.

Arbres, fleurs et futées sont également les bienvenus dans le potager en veillant à ce que leur ombrage ne soit pas trop important. Sinon plantez à l’ombre ce qui supporte bien le semi-ensoleillement, comme les oignons, les salades, les poireaux ou la rhubarbe par exemple. Le raifort, qui est une plante vivace dont la racine sert de condiment, est également recommandé par Steiner comme plante de bordure et particulièrement autour d’un carré de pommes de terre.

Contre le gel.

  • Pour ceux qui le peuvent, allez cueillir de la fleur de Valériane, extrayez en là encore le suc par pression, qui se conservera en l’état à l’abri du jour. Mélangez  80 gouttes à quelques litres d’eau de pluie tiède dynamisée (voir plus haut), puis pulvérisez-là finement au dessus du verger. Elle fera gagner 2° centigrades en cas de gel, ce qui peut suffire à sauver une montée de sève précoce ou un coup de froid tardif. A savoir que ce procédé a été testé par des expérimentations gouvernementales en Nouvelle-Zélande.

II – Fruits et Légumes.

Second volet de l’article consacré à la permaculture, et plus particulièrement la culture en buttes, voici quelques indications pratiques concernant les cultures les plus répandues. Par rapport au premier article, on précisera qu’une fois la butte réalisée, un apport local adapté à la culture plantée peut être réalisé dans les couches de surface, de même qu’un paillis abondant.

Les notions d’arrosage indiquées ici concernent des cultures traditionnelles en terre. En ce qui concerne la culture sur buttes (ou sur tumulus), une fois la butte en place, rappelons que l’arrosage devient très faible, voire nul si le «réservoir» est empli des pluies d’hiver et de début de printemps.

Quand cueillir un légume ou un fruit?

Les fruits et légumes se cueillent tôt le matin avant la montée du Soleil, à moins d’un besoin pressent où la consommation suit immédiatement la récolte.

Ceux que l’on souhaite conserver quelque temps seront récoltés trois à cinq jours après la pleine Lune, de même que les plantes condimentaires et médicinales à sécher.

L’aménagement du potager sur buttes ou en culture traditionnelle.

Afin de favoriser l’équilibre général du potager, ne le nettoyez pas trop, voire pratiquement pas, surtout pour la culture en buttes, mélangez-y des fleurs et surtout, plantez du Raifort (ou radis de cheval) aux quatre coins, qui assainira le lieu par ses émanations subtiles. Le Raifort aime un sol riche et frais et peut par ailleurs se récolter tout l’hiver comme condiment. Il possède en plus des vertus anti scorbut.

Les solanacées: un soleil chaleureux, de l’eau fraîche et du compost très, très jeune.

Tomates

Les écoles sont variées et les idées reçues fréquentes…

• Plantation en terre: en plein soleil. Le tuteurage est nécessaire mais plusieurs types de tuteurage sont possibles. L’un d’eux consiste à laisser courir le plant à l’horizontale sur un treillis peu élevé de type «Gantois», le ferraillage des dalles en béton, que l’on dispose en arceaux.

On peut également tuteurer à la verticale de plusieurs manières: sur tuteur unique séparé des autres de 60 cm, sur tuteurs reliés par deux en V inversé, sur plusieurs tuteurs reliés en arc de cercle en forme de tipi. Cette dernière méthode, par exemple sur une culture en tumulus (selon le même principe que la butte), donne sur peu d’espace une belle production, elle est donc très adaptée aux petits potagers. L’ombrage réalisé n’est pas un problème, le mûrissement se faisant par la chaleur et non par les rayons du soleil comme on le croit souvent.

En fonction des conditions climatiques, prévoir les semis le plus tôt possible et espacés dans le temps ou variés en taille, afin de bénéficier de vos tomates sur une longue période. Planter profondément et butter généreusement en cours de culture pour favoriser le chevelu racinaire.

Parmi les idées reçues sans discussion, pincer les gourmands (rameaux partant à l’intersection de deux autres) est plus que discutable. L’idée au départ est de ne pas épuiser la plante par de trop nombreuses ramifications, tout en favorisant les premiers bouquets floraux. Le problème est que tout rameau pincé, donc détruit, représente autant de fleurs et par conséquent de fruits qui ne naîtront pas. A l’arrivée on aboutit au résultat inverse de celui escompté. Pour ma part, je n’ai jamais pincé les gourmands et j’ai toujours eu de belles récoltes au feuillage plus abondant qui ainsi favorise la fraîcheur au sol.

A savoir que les tomates apprécient toutes sortes de déchets organiques non compostés à leur pied ainsi que des écorces.

Tomates séchées

Dans de bonnes conditions climatiques, au Sud par exemple, elles se récoltent jusqu’aux premières gelées, mais interrompent leur mûrissement si la température est trop faible. Dans ce cas, les tomates vertes peuvent faire de bonnes confitures.

Personnellement, je place une petite spirale de cuivre (faite avec du fil électrique rigide dénudé) sous la racine au moment du semis. En cas de maladie dite du «cul noir», assez fréquente, un apport en calcium est nécessaire, sous forme de cendre de bois par exemple ou de roche calcaire pulvérisée (Dolomie) ou mieux encore, de coquilles d’huitres pilées. Mélanger un peu de cendre à la terre au moment du semis n’est donc pas une mauvaise idée.

A noter que les tomates de petite taille (tomates cerise) sont plus résistantes aux maladies que les autres car proches des tomates sauvages. Elles sont par ailleurs succulentes et sont toujours un plaisir à croquer sur la plante.

• Arrosage: un gros arrosage favorisera une grosse production. C’est pourquoi la culture en butte lui est particulièrement favorable.

• Récolte: selon les variétés, de Mai à Octobre voire jusqu’aux gelées.

Pommes de terre

En voilà une qui a besoin de soleil mais aussi d’écarts prononcés de température, dans les 14° de différence entre le jour et la nuit pour produire ses tubercules. C’est pourquoi une culture bien ensoleillée en moyenne montagne lui convient parfaitement bien.

Comptez environ 5 kg de production moyenne pour une grosse pomme de terre plantée et un peu plus de 1 kg pour une petite. Un sol un peu sablonneux lui apportera la silice dont elle a besoin. Versez un bon verre de sable de rivière sous chaque plant et il saura vous en remercier.

• Plantation en terre: 30 cm entre les plants d’une même ligne – 80 cm entre les lignes.

Plantée en Décembre, la récolte se fera en Mai.

Plantée en Mars, la récolte se fera en Août.

Plantée en Juillet, la récolte se fera en Novembre.

• Arrosage: le soir uniquement si la feuille se fane quand le soleil est au zénith.

• Récolte: on les déterre lorsque la tige à séché.

Aubergines et Poivrons 

• Semis en terre: Planter en-dehors du froid, en plein soleil. Sa culture est idéale sur buttes. En culture traditionnelle, faire une fosse autour du pied pour recevoir les matières organiques et l’eau d’arrosage.

• Arrosage: espacé mais régulier et abondant en sol humifère, plus fréquent et moindre en sol dépourvu.

• Récolte: les poivrons, pour leur richesse nutritive, méritent d’attendre au moins le début de changement de couleur si ce n’est la pleine maturité. Les aubergines sont à cueillir quand elles atteignent la taille que vous désirez.

Cucurbitacées: un soleil chaleureux, de l’eau fraîche et du calcaire.

Courgettes et concombres

• Semis en terre: prévoir un diamètre d’un mètre au moins autour de la plante dont les larges feuilles demandent un peu de place. Le concombre est un grimpeur qui s’éloignera des parasites du sol par ses vrilles et donc nécessitera en plus un tuteurage de deux mètres de haut, à l’abri des vents.

• Arrosage: quotidien, de l’ordre de 7 à 10 litres par jour et par pied en cours de production en culture traditionnelle. La culture sur buttes est donc fortement recommandée.

• Récolte: le cornichon n’est rien d’autre qu’un petit concombre. Donc, le cueillir suivant l’usage, mais la digestibilité augmente avec la maturité. On peut donc cueillir à maturité – fruit jaunissant – si l’on écarte les graines et la peau pour consommer cru ou légèrement cuit.

Pour ce qui est de la courgette, il n’est pas rare d’en cueillir une par jour et de belle taille sur un même plant, sa croissance étant très rapide. Ne pas laisser un gros fruit trop longtemps sur la plante, il ne fera que durcir jusqu’à devenir immangeable, au détriment des autres.

Courges (citrouilles, potirons, etc.)

• Semis en terre: tous réclament beaucoup de soleil, d’eau et de calcium. Semer sur la ligne deux graines tous les 50 cm et écarter les lignes de 1,5 à 2 mètres.

On peut laisser courir les plants sur plusieurs mètres en les dirigeant hors du reste du potager, grimper sur une clôture ou une haie, couvrir un tas de compost, etc.

Fleur femelle (à gauche) et fleur mâle (à droite) d'une courge d’Hubbard. Noter l'ovaire à la base de la fleur femelle.

La plante comporte des fleurs mâles et des fleurs femelles: la fructification n’aura pas lieu sans rencontre des deux par le pollen. Les fleurs femelles sont reconnaissables à la présence d’un ovaire à la base de la fleur. Les fleurs mâles sont près de dix fois plus nombreuses que les fleurs femelles ! Si l’on manque d’abeilles, on peut donc favoriser soi-même la pollinisation.

• Arrosage: très régulier.

• Récolte: à maturité il se forme des filaments liégeux blancs sur le pédoncule et la couleur change d’intensité du jaune vers l’orangé. Cueillir le matin après la rosée, au sécateur. Stocker sur étagères à l’ombre mais dans un lieu ventilé et attendre six semaines avant de donner, vendre ou consommer.

Melons jaunes

Melons.

• Semis en terre: culture idéale sur buttes. Planter en plein soleil en séparant les plants de 60 cm au moins et prévoir de les laisser un peu courir. Mettre une tuile sous le melon durant sa croissance. A éloigner des concombres!

• Arrosage: en dehors de la butte, réclame de l’eau.

• Récolte: l’attache de la queue montrera des signes de détachement; dès lors, cueillir après la rosée matinale.

La diversité…

Carottes

• Semis en terre: elles aiment un sol sablonneux et se plantent en rangs serrés. Préférer les variétés au bout pointu (signature de la silice) plus proches des variétés sauvages, plutôt qu’au bout rond.

• Arrosage: éviter l’excès d’eau.

• Récolte: dès que la taille vous convient, au fil des jours.

Note: la graine de carotte est une excellente condimentaire pour les bouillons, alors, réservez quatre ou cinq beaux sujets de votre plantation pour laisser monter à graine (maturité en été). Séchez-les soigneusement et conservez-les en pots de verre.

Poireaux

Semis en terre: plantation dense (+/- 10 à 15 cm entre les pieds; 60 à 100 pieds au mètre carré en sol très humifère) et en lignes serrées en plein soleil. C’est une culture très adaptée à la butte. Personne n’y pense, mais on peut réutiliser le poireau récolté en le coupant 4 cm au-dessus de la racine et en le replantant au ras du sol. Ou bien encore en ne l’arrachant pas au jardin mais en le coupant de même.

• Arrosage: un bon arrosage de temps en temps.

• Récolte: à la taille qui convient. Comme il est semé dense, les premières récoltes serviront d’éclaircissage.

Oignons

• Semis en terre: en plein soleil, serré, de l’ordre de 60 oignons au mètre carré, ce qui assurera un meilleur rendement. Très adapté à la butte, il apprécie un sol d’alluvions enrichi par exemple de marc de raisin.

• Arrosage: comme les poireaux, un bon arrosage de temps en temps, sans excès.

• Récolte: lorsque le feuillage se couche naturellement au sol, on peut arracher les plants et laisser sécher la plante entière sur place ou sur claies grillagées sous abri ventilé, 10 à 15 jours. Ce temps est nécessaire à la fermeture du collet avant d’enlever la «paille».

Céleris

Plantation en terre: plusieurs repiquages possibles dans l’année. Culture idéale en buttes. Séparer les plants de 15 à 20 cm.

Arrosage: sa racine pivotante et profonde lui permet de larges volumes d’eau de loin en loin.

Récolte: à cueillir feuille par feuille comme l’oseille.

Haricots blancs ou verts nains (non grimpants)

• Semis en terre: culture idéale en buttes. Grouper une poignée de 4 ou 5 graines directement en terre (poquet) et séparer les poignées de 30 à 40 cm.

• Arrosage: le soir si début de flétrissement.

• Récolte: en vert, dès que la taille vous convient. Roux, quand les gousses jaunissent. Blancs, quand les gousses sèchent, récolter en une seule fois et sécher sous abri ventilé.

Laitues 

• Semis en terre: 4 à 5 jours avant la nouvelle lune, ce qui évite que la salade ne monte rapidement en fleur. Prévoir donc un semis par mois à cette période pour une récolte régulière.

Comme la rhubarbe ou l’oseille, la salade, si elle préfère le soleil, peut se contenter de la mi-ombre. Pour ceux qui ont des sols difficiles, à noter que la Rougette de Montpellier a la réputation de ne pas monter et que la Reine des Glaces (ou Iceberg) pousse de tous temps, hiver comme été.

En automne et début d’année, pensez à planter de la mâche et tout au long de l’année, de la Roquette, dont les vertus gustatives et les apports à l’organisme sont exceptionnels.

• Arrosage: quotidien au début, régulier en suite en fonction de la croissance et des conditions.

• Récolte: dès que les «pommes» commencent à se resserrer.

Les pérennes.

Asperge 

• Plantation en terre: en Février à raison de deux pieds (griffes) au mètre carré.

• Arrosage: de sauvegarde si nécessaire en été.

Semis d'asperges

• Récolte: ne récolter que la quatrième tige afin de consolider le pied. Il s’agit donc de toujours laisser trois tiges, ce qui assurera 10 à 15 ans de vie au plant.

Artichaut

Semis en terre: en Mars ou en Septembre, idéal sur buttes. Un pied adulte couvre 1 mètre carré environ et donne 15 fleurs par an.

• Arrosage: de sauvegarde, si nécessaire en été.

• Récolte: le matin, fleur en bouton ferme, ne pas attendre pour le consommer.

Pour clore ce second volet, qui en appellera un troisième plus alchimique, je rappellerai que l’attention que l’on porte à son coin de jardin ou à son potager entretient merveilleusement la connexion à l’instant présent si indispensable au silence mental et à la sérénité. La Terre s’abreuve de notre attention consciente à elle comme elle nous emplit en retour de son immense bienveillance. Même sur un balcon en ville cette connexion se fera et ce lien indéfectible avec Gaïa nous nourrit de bien plus que les fruits que nous cueillerons.

Un potager itinérant

Enfin, pour ceux qui n’ont pas de balcon et souhaitent une certaine mobilité… :o) Bouche cousue

 

III – La Biodynamie.

Voici donc le troisième volet des articles concernant la permaculture pour tous, qui précède un quatrième article, qui nous parlera des abeilles, et qui pourrait donner en passant quelques coups de pieds dans la ruche, si ce n’est dans la fourmillière.

Dans ses pratiques donc, la Biodynamie se singularise par l’utilisation de ce qu’il est convenu de nommer les «Préparations» qui, de fait, sont des Préparations qui relèvent entièrement de l’homéopathie.

C’est pourquoi, avant d’entamer cet aperçu de la Biodynamie, qui a pour objectif d’apporter les bases nécessaires à l’équilibre d’un sol potager, il convient d’établir deux préalables qui ne sont en réalité plus à démontrer, quoiqu’en disent certains obscurantistes qui voient l’obscurantisme chez les autres et avec qui le débat demeure hélas une perte de temps.

• Premier préalable: Les éléments chimiques ou organiques en quantités infinitésimales agissent.

Elles sont d’ailleurs observables dans la nature, par exemple l’auxine, qui est l’hormone de croissance du végétal qui stimule et rend dominant le bourgeon terminal (l’apex). Cette hormone est naturellement diluée dans la plante à hauteur de 1 pour 1 million – ce qui correspond en homéopathie à une dilution à la décimale D6 – et personne n’ira contester son efficacité. Autre exemple pour faire court, l’acide lysergique, isolé du champignon de l’ergot du seigle et connu aussi sous le nom plus évocateur de LSD, agit à une dilution de 1 pour 1 milliard – soit D9 en homéopathie.

Les dilutions D6 à D9 sont celles qu’utilise la Biodynamie. (Travaux de Lilli Kolisko, 1889-1976).

• Second préalable: La transmutation des éléments chimiques dans le monde du vivant est un fait.

Nous insisterons sur la notion de «vivant», car nous ne parlons pas là de la transmutation alchimique des métaux par exemple, mais bien du monde vivant. Prenons pour illustration le silicium, le potassium et le calcium qui peuvent se transformer en azote par l’action des Préparations dans le tas de compost. (R. Steiner: Cours aux Agriculteurs). Ou encore, plus proche de nos observations directes, la formation de calcium dans le poussin lorsque l’œuf est chauffé par la poule qui le couve. Les travaux du français Louis Corentin Kervran, qui avait été cité pour le Nobel en 1975, mais contre qui le gouvernement a fait barrage à l’époque, approfondiront ce sujet pour ceux qui veulent en savoir plus.

Selon Rudolph Steiner, fondateur de la Biodynamie, dont nous avons déjà parlé dans le premier volet des trois articles consacrés à la permaculture biodynamique, les éléments essentiels de la vie sont le carbone, l’hydrogène, l’oxygène, l’azote et le soufre. La plupart du temps, il résulte de l’absence d’animaux sur les sols cultivés que c’est l’azote qui fait généralement le plus défaut.

Ce sont donc ces éléments et parmi eux l’azote, que la Biodynamie favorisera à travers les échanges terre/ciel du monde vivant. Les plantes, les animaux et les hommes étant les relais et l’interface de ces échanges entre les forces cosmiques et telluriques.

Des Préparations Biodynamiques.

Très prosaïquement, pour ramener ces grands principes à l’équilibre de notre potager, qu’il soit une culture traditionnelle ou une culture sur buttes, il suffira pour son bon équilibre de 9 Préparations essentielles, dont 6 activateurs du compost, 1 activateur du sol, 1 activateur de l’atmosphère et 1 activateur de culture.

Les Préparations dont il va être question sont réalisables soi-même si l’on bénéficie d’un environnement qui le permet ou sont disponibles dans le commerce (voir * en fin d’article).

La toute première préparation est une véritable consécration, une célébration de la Vache, elle qui donne sans compter à la terre l’incalculable richesse des ferments et des sels nés de ses entrailles. Depuis les sucs issus de ses sinus – ils se prolongent dans la partie osseuse des cornes – jusqu’à l’agencement mystérieux de son estomac et son interminable intestin, c’est l’animal entier qui s’adonne à cette méditation intérieure et profonde de la digestion: un trésor d’humus à venir.

La bouse produite et cette corne protectrice vont servir à préparer BD500 (bouse de corne), qui, après dynamisation dans l’eau en vortex servira à restituer et entretenir la vie au sol.

Quelle barbarie et quelle ignorance chez ces éleveurs qui mutilent leurs animaux, brûlent ou sectionnent leurs cornes et les nourrissent de céréales comme des porcs et non d’herbe en pâture et en foin…

BD501 (silice de corne) est le nom d’une préparation de silice en poudre faite à base de feldspath ou de quartz (composants du granite), qui est exposée aux forces solaires de l’été à l’intérieur d’une corne de vache. Deux grammes par hectare suffiront à stimuler cinq jours durant les fonctions assimilatrices de la plante dans ses échanges avec l’atmosphère, la lumière du soleil et des astres.

Le potager a ses amis naturels. Certains végétaux contribueront selon leurs spécificités à guider les principes de transmutation des éléments, c’est pourquoi c’est une bonne chose que de les avoir dans son potager. Ainsi, si ces plantes à compost ne sont pas déjà présentes dans votre jardin, il conviendrait de les introduire pour que l’apport de chacune contribue à l’équilibre général du lieu. Ce sont d’ailleurs des piliers de la «Pharmacie du Bon Dieu» de Maria Trében:

              

         L’Achillée Millefeuilles                      L’Ortie                      La Camomille Matricaire

              

                          L’Ecorce de Chêne                           La Valériane officinale

Ces plantes médicinales vont subir une lente maturation, qui dans le sol, qui au soleil, qui dans des enveloppes animales, pour composer les préparations des composts biodynamiques BD502 à BD507, qui s’utiliseront au taux d’une cuillère à café pour 10 tonnes ou 10 mètres cubes de matière. Elles agiront dans le tas de compost ou la butte de manière radiative.

A ce stade de réalisation il devient évident qu’administrer les préparations à la butte la transforme en butte biodynamique.

Il est également possible de sécher les fleurs de ces végétaux et de les moudre ensemble avec l’écorce de chêne pour réaliser une préparation dont une cuillère à café de poudre en infusion (0.75 l d’eau) suffira à dynamiser 1m3 de compost. Pour cela, il s’agit de percer 7 trous d’environ 50cm de profondeur à l’aide d’un bâton et d’y répartir l’infusion.

Comme tout le monde ne peut pas planter et se procurer ces éléments facilement, rappelons qu’il est possible de les acheter (voir * à la fin de l’article).

Microcosme et macrocosme sont un miroir l’un pour l’autre.

  • Le monde végétal, ainsi que notre corps énergétique, est gouverné par l’harmonie de l’espace interplanétaire, de la Lune à Saturne. (Plantes  Planètes).
  • Le monde animal, ainsi que notre corps animal ou astral, est gouverné par les constellations et les signes du Cercle du Zodiaque. (Allemand, Tierkreis = cercle des animaux). Cela concerne les sens, les sentiments, le mouvement, l’instinct, les tropismes, etc.

Chaque signe ou constellation est lié à un élément. (Feu, Air, Eau, Terre). Les signes – non les constellations – peuvent prendre les qualités de cardinal, mutable et fixe et être divisés en trois décans.

  • L’archétype de la plante, qui lui sert en quelque sorte de modèle, «réside» dans les régions cosmiques zodiacales primordiales; il est au-delà du temps, il est gouverné par ce que l’on peut appeler la Source, l’Infini. Dans la plante terrestre il est représenté dans ce que l’on désigne par « la génétique ».

Ouvrons une parenthèse importante sur le fait que Rudolph Steiner alerte sur le caractère sacré que constitue la «Barrière du Zodiaque» et met en garde contre toute tentative de franchir cette barrière pour intervenir dans ces régions de la Nature. C’est pourtant ce que font aujourd’hui les apprentis-sorciers qui n’ont en perspective que l’aspect matériel des choses, qui jouent à l’intérieur du génome et produisent à des niveaux industriels les OGM introduits dans les écosystèmes et parmi les plantes alimentaires servant aux animaux et aux humains. On est là sur un terrain qui met en jeu des interactions qui dépassent largement le niveau de sagesse et de connaissances actuelles de ces manipulateurs de gènes. Fin de la parenthèse.

Il est à préciser et d’une certaine manière à réprouver au vu de l’utilisation qui en est faite, qu’une fraction des agriculteurs pratiquant la Biodynamie sollicite systématiquement pour les plantes qu’ils cultivent des forces qui appartiennent aux Constellations au travers de l’élément qui leur est attribué suivant l’analogie:

Terre    Racine

Eau    Feuille

Air    Fleur

Feu   Fruit

(Voir note un plus bas)

Ces agriculteurs s’éloignent ainsi de la prévalence du sol terrestre comme dispensateur d’équilibre en voulant agir directement sur les organes des plantes via les constellations zodiacales.

A terme, il est constaté des désordres qui apparaissent dans l’équilibre des plantes et qu’il est parfois difficile de corriger.

La Biodynamie connaît ces liens et lorsqu’elle est bien comprise et bien dispensée, favorise l’équilibre. Hélas, là comme ailleurs, on observe parfois des comportements relevant davantage de la cupidité que de la compréhension de ses fondements. Ainsi, certains viticulteurs favoriseront-ils à l’évidence l’aspect «fruit» en visant de meilleures récoltes de grappes au détriment de l’équilibre général de la vigne, de son sol et de son atmosphère. D’où l’apparition de faiblesses dans la vigne sous divers aspects, et parfois un certain retour des maladies parasitaires et fongiques.

Note: les aficionados de la Biodynamie noteront que pour Steiner la plante obéit seulement à la loi de la tripartition.

Il est vrai que les clés des recettes de la Biodynamie sont subtiles et peu aisées à éclairer sans un travail d’approfondissement conséquent. Mais, de même que chacun utilise l’électricité sans en comprendre l’exact fonctionnement, on peut tout de même appliquer les bases en confiance, même si on n’en détient pas encore toutes les clés. L’observation est là pour établir les constats de son efficacité.

Ainsi, on a déjà parlé de l’importance capitale des vers de terre dans les échanges nutritifs et la circulation de l’humidité dans le sol. Leur présence est indispensable à la richesse et la bonne santé d’un sol de culture, tout en étant le signe visible de cette bonne santé. Quand ils sont présents et nombreux, c’est que le sol est riche et continuera grâce à eux à s’enrichir.

De ce point de vue, il est très révélateur de constater que dans une culture traditionnelle, on dénombre en moyenne 1 ver au m2, dans une culture bio (sans éléments chimiques industriels) 100 vers au m2, et dans une culture biodynamique jusqu’à 600 vers au m2! On a donc 600 fois plus de vers de terre présents dans un sol cultivé avec l’apport de la Biodynamie que dans un potager traditionnel. C’est un constat indéniable qui n’est pas critiquable sous un aspect scientifique. Le même constat a été établi en ce qui concerne les oiseaux, leur nombre et leur diversité. De quoi faire réfléchir les plus sceptiques.

Notre tour se termine avec BD508, qui est la Prêle des champs en infusion ou en macération, qui une fois pulvérisée sur le feuillage des plantes, repoussera les parasites et champignons qui étaient montés à l’assaut de nos cultures.

Ces pratiques de base, bien entendu, ne s’arrêtent pas là mais elles mettent en évidence le fait qu’après un apprentissage auprès d’une personne expérimentée, on peut à son échelle et par ses gestes contribuer au soin de la Terre dans son propre espace de liberté.

* Où se procurer des préparations sérieuses: Maison de l’Agriculture BiodynamiqueBiodynamie Services  (liste non exhaustive).

 

Georges Donskoff est ingénieur d’agriculture (Montpellier Supagro), certifié en Permaculture et consultant et formateur en Biodynamie.  Ses prochaines formations ont lieu dans les Pyrénées Orientales en Avril 2012.  Pour tout contact, je vous transmettrai ses coordonnées.

Fraternellement,

© Georges Donskoff et Le Passeur – 15 Avril 2012 – http://www.urantia-gaia.info - Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.


 
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